Pierre Pennaneac’h (1892-1914)

Pierre Marie Pennaneach naît à Guengat le 11 octobre 1892. Il est le fils de René et de Marie-Josephe Kerhir.

Avant la guerre

En 1911, lors du recensement, il n’est pas à Quéménéven. Il a dû s’y installer ensuite car sur les documents pour la construction du monument aux morts, il est mentionné comme étant du quartier du bourg.

Cheveux blonds, yeux châtains, il est de taille moyenne (1,63m) et sait lire.

Classé soutien indispensable de famille le 29 août 1913, il est incorporé au 118e régiment de Quimper le 10 octobre 1913 pour y effectuer son service militaire (matricule 3811 au recrutement de Quimper).

Pendant la guerre

Pierre Pennaneac’h monte au front le 8 août 1914 avec le 118e RI.

Le 118e RI compte alors 55 officiers, 3 320 hommes de troupe, 12 éclaireurs montés fournis par le 2e chasseurs de Pontivy et 186 chevaux.

Le 8 août, le 118e embarque en gare de Quimper pour les Ardennes. Sa montée vers le nord se déroule par à-coups à partir du 14 août. Le 11e corps d’armée marche sur la Meuse en deux colonnes, celle de droite est constituée par la 22e division d’infanterie, à laquelle appartient le 118e RI de Quimper, le 19e RI de Brest, le 116e RI de Vannes et le 62e RI de Lorient.

Circonstances de son décès

Le 20 août, l’avant-garde de la division (62e RI et 116e RI) entre en Belgique dans la région de Dohan et la division se porte dans la région de Dohan-Bertrix.

Le 22 août, alors que l’avant-garde de la division garde ses positions de Bertrix, le reste du 11e CA fait un mouvement d’appui vers l’ouest. Le 118e RI entre dans la colonne de marche vers 8h30. Il constitue la tête du gros de la colonne.

Le 118e passe Paliseul à midi, direction Maissin, alors que le 19e, avant-garde de la colonne, est déjà entré dans Maissin où il a été arrêté par de violents feux de batterie. 

Le 2e bataillon du 118e intervient en soutien du 19e RI sous le feu intense de l’artillerie allemande qui empêche la progression des différentes compagnies.

Les pertes sont sévères, sous un feu violent d’artillerie et de mitrailleuses. Vers 18h30, alors qu’une partie des bataillons se replie, d’autres entrent dans Maissin qui est repris par les Allemands vers 1 heure du matin. Les fractions du 118e qui y sont enfermées parviennent à s’échapper et à se replier sur Paliseul.

Près de la moitié du régiment manque quand, à 4 heures du matin le 23 août, tous les éléments de la division quittent Paliseul pour Bouillon.

voir l’article sur la bataille des frontières

Après son décès

Son décès est retranscrit le 15 décembre 1920 à la mairie de Plogonnec, où il figure aussi sur le monument aux morts. Sur la transition de son acte de décès, il est précisé que Plogonnec est son dernier domicile légal.

Sources

Registres d’état-civil de Plogonnec

Fiche matricule aux AD du Finistère (1R-1485-1912)

Site Mémoire des Hommes : Sa fiche sur la base des morts pour la France , Historique et JMO du 118e RI