Hervé Poupon (1892-1914)

Coll. S. Largenton

Coll. S. Largenton

Hervé Marie Poupon naît le 1er février 1892 à Penhoat-Joncour, en Quéménéven. Il est le fils cadet de Jean, cultivateur, alors âgé de 31 ans et de Jeanne Joncour, âgée de 24 ans.

Le recensement de 1911 le trouve agriculteur chez son père à Penhoat-Joncour. Il a alors 19 ans.

Quand éclate la guerre, il est au service militaire, mobilisé au 72e régiment d’infanterie, depuis octobre 1913.

Il disparaît en Argonne, au Bois de la Gruerie, le 30 décembre 1914, à bientôt 23 ans.

La retraite et la bataille de la Marne

Le 72e RI quitte sa garnison à Amiens le 5 août 1914 et débarque à Dun-sur-Meuse au Nord de Verdun. Le 21 août, après deux semaines d’aménagement de défenses du secteur de Dun-sur-Meuse, le régiment quitte son cantonnement et se met en ordre de marche vers le nord-est. En queue de colonne, il assure la protection du convoi. Le 22 août, il rentre en Belgique, et organise la défense de Sommethone. Le bruit de la canonnade s’entend à 5-6 kms au nord.

Le 23 août le régiment essuie sa première vive canonnade, sans perte pour le régiment. Dans la nuit, les compagnies reçoivent l’ordre de chercher une position en arrière. C’est le début de la retraite des armées françaises, ponctuée de contre-attaques et de contacts avec l’ennemi.

Le 5 septembre, le régiment se trouve sur la voie ferrée Paris-Nancy, près de Vitry-le-François. C’est le début de la bataille de la Marne. Les 6 et 7 septembre, le 72e livre bataille pour la prise du village de Pargny. Du 8 au 10, la bataille fait rage pour la prise du village de Maurupt « le village est pris et repris deux fois et enfin conservé par les 1e et 2e bataillons ».

Du 12 au 15 septembre, les armées allemandes reculent. Le 15 septembre, le 72e se heurte aux tranchées allemandes dans le secteur de Binarville, en Argonne.

Dans l’Argonne

De septembre 1914 à janvier 1915, le 72e RI tient dans la forêt d’Argonne les postions du Bois de la Gruerie que l’armée du Kronprinz attaque sans trêve.

« En face de lui, des troupes aguerries, pourvues de moyens matériels puissants; de notre côté, peu ou pas d’engins de tranchées, peu de mitrailleuses, une artillerie obligée à l’économie de munitions; comme théâtre de combat, une forêt accidentée, touffue, dont le sol argileux se détrempée à ma moindre pluie (…) C’est une lutte incessante de mines, de grenades, de crapouillots » peut-on lire dans l’historique du 72e RI, mais aussi d’assauts et de lutte acharnée pour prendre et reprendre quelques centaines de mètres de terrain.

Début décembre 1914, l’intensité des combats s’atténue, le secteur est devenu plus calme. Aucune offensive de masse ne se déroule au cours des 3 premières semaines de décembre et et les pertes sont moins sévères que les mois précédents.

Pourtant, le 30 décembre, à 12 heures les Allemands attaquent en force. La 1ère ligne tenue par la 6ème brigade est enfoncée. Le bataillon (73e) à gauche du 3ème bataillon du 72e recule et cède, entraînant avec lui les 9e et 10e compagnies du 72e qui subissent de très lourdes pertes. Les combats durent toute la journée et les Allemands parviennent à enlever les tranchées françaises de 2ème ligne, et les occupent toujours à minuit.

Hervé Poupon disparaît lors de cette journée du 30 décembre.

L’ossuaire de la Gruerie

Situé dans le bois de la Gruerie, commune de Vienne-le-Château dans la Marne, l’ossuaire a été spécialement construit pour recueillir les corps de 10 000 soldats inconnus relevés dans le Bois de La Gruerie.

ossuaire de Vienne-le-Chateau (photo A.Girod)

Sources

registres d’état-civil de la mairie de Quéménéven

Sa fiche sur la base des Morts pour la France (Mémoire des Hommes)

Historique et JMO du 72e RI (MDH)

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