Conférence le 11 novembre à 15h30

Le Télégramme, 7 novembre

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L’ouvrage sur les soldats de Quéménéven, morts pour la France, est paru

couverture

Découvrez la Grande Guerre à travers les témoignages de 89 soldats.

Véritable prolongement de l’exposition sur les Poilus de Quéménéven, organisée en novembre dernier, voici le livre mémorial retraçant le parcours des soldats de Quéménéven, morts pour la France.

Ces parcours sont replacés dans le déroulé de la Grande Guerre, une manière de connaître différemment cette période dramatique de notre histoire, et de conserver la mémoire de ces soldats.

Cet ouvrage de 187 pages est édité en nombre limité, et vendu au tarif préférentiel de 25 euros jusqu’au 11 novembre 2015.

L’ouvrage est disponible à la mairie ou à la poste de Quéménéven, ou peut être commandé en complétant le bulletin ci-dessous.

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Soldats nés à Quéménéven, domiciliés ailleurs, morts pour la France

1J1PL’opération collaborative « Un jour, un Poilu » (#1J1P) a pour objectif d’indexer les fiches des soldats morts pour la France mises en ligne sur la base de données du site Mémoire des Hommes. La tâche est colossale : Plus d’1 300 000 fiches et 18 500 000 données à transcrire. La mobilisation du plus grand nombre est nécessaire et aisée, il suffit de créer un compte sur le site Mémoire des Hommes pour participer à cette indexation qui commence déjà à porter ses fruits. Plusieurs communes ont été transcrites. C’est le cas de Quéménéven.

Cette indexation permet de repérer les soldats morts pour la France originaires de Quéménéven. Jusqu’à présent nous nous étions focalisés sur les soldats morts pour la France, domiciliés Quéménéven au moment de la guerre et inscrits pour la plupart sur les monuments aux morts de la commune.

Ce sont donc 26 soldats originaires de la commune mais domiciliés dans une autre commune qui arrivent à notre connaissance.

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François Trellu, jeune officier au 5e RI

François Trellu, début 1919. Coll. personnelle

François Trellu, début 1919. Coll. personnelle

François Trellu naît le 1er mars 1897 à Kergadoret. Il est le 4ème enfant et le plus jeune fils de Yves, charpentier et de Marie-Anne Rolland.

Comme son frère aîné Yves, François devient à son tour instituteur. Il entre à l’Ecole Normale de Quimper le 30 septembre 1912, et obtient son brevet supérieur le 18 juillet 1914. A la rentrée 1914, il est nommé instituteur stagiaire à l’école de Cast.

François Trellu est mobilisé le 7 janvier 1916 et rejoint le 115e régiment d’infanterie, en garnison à Mamers.

De taille moyenne (1,62m), il a les cheveux et les yeux châtains.

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René Hénaff, 6 années au 48e RI de Guingamp

Coll. MH Ollivier

Coll. MH Ollivier

René Le Hénaff naît le 19 novembre 1893 à Kerousaillet, Kergoat. Il est le quatrième des 7 enfants de Hervé et de Marie Louboutin. Lors du recensement de 1911, il a 18 ans et est cultivateur chez son père à Kerousaillet.

Recensé pour le service militaire, il est bon pour le service. Cheveux et yeux châtains, il mesure 1,58m et a un niveau d’instruction de fin d’étude primaire (certificat d’étude).

Le 27 novembre 1913, il intègre le 48e régiment d’infanterie de Guingamp pour faire son service militaire (matricule 1600). C’est là que le trouve la déclaration de guerre, début août 1914. Il y restera jusqu’au 2 septembre 1919, soit presque 6 années, pendant lesquelles il a passé seulement quelques mois dans le régiment frère du 48e, le 71e régiment d’infanterie de St Brieuc.

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Deux frères confrontés aux impitoyables conseils de révision

bonne-soeurLes parcours des deux frères Chevalier, Jean-Marie l’aîné de la fratrie, et Mathurin le plus jeune, illustrent la nécessité dans laquelle s’est trouvée l’armée française de trouver les effectifs nécessaires pour faire face aux besoins au front mais aussi à l’intérieur.

Jean-Marie (classe 1902), évacué 4 fois pour blessure et renvoyé au front à chaque fois, est définitivement évacué pour maladie en avril 1918.

Mathurin (classe 1914), d’abord ajourné pour faiblesse, est finalement mobilisé avec ceux de la classe 15. Evacué avec un diagnostic de tuberculose en février 1916, il est réaffecté au service auxiliaire, et y sera maintenu jusqu’en septembre 1917.

Tous deux meurent de tuberculose, Mathurin en 1920 et Jean-Marie en 1922.

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Yves Le Noach, prisonnier pendant toute la durée de la guerre

L’accès aux fiches matricules permet d’éclairer le parcours des soldats pour lesquels nous avions peu d’information, notamment ceux qui sont morts après l’armistice. Ainsi nous découvrons que Yves Le Noach a été prisonnier en Allemagne pendant presque toute la durée de la guerre, tombé aux mains des Allemands le 20 septembre 1914 et interné au camp de Döberitz.

La mise en ligne des archives du comité international de la Croix-Rouge permet d’en apprendre un peu plus.

En novembre 1914, Yves Le Noach apparaît sur la liste des prisonniers du camp de Zossen, dans le Brandebourg, au sud de Berlin.

archives du CICR

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Rechercher les soldats d’une commune morts pour la France : croiser les sources

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Quéménéven n’échappe pas à la règle. Les soldats à qui la mention « Mort pour la France » a été octroyée n’ont pas tous été inscrits sur les deux monuments aux morts de la commune. Et les recherches dans la base des Morts pour la France du site Mémoire des Hommes ne suffisent pas pour tenter d’être exhaustif.

L’examen des registres de décès de la mairie avait permis de repérer 5 soldats « Morts pour la France » dont le nom n’a pas été reporté sur le monument aux morts (voir article sur les monuments aux morts). Récemment le Livre d’or des Morts pour la France mis en ligne par les Archives Nationales a permis d’en identifier un autre.

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La trêve de Noël 1914

noel1914« tant qu’on sera ici on ne craint pas les balles ni les obus comme on faisait à Vienne-le-Chateau, où on travaillait dans les mines à 3 ou 4 mètres des tranchées boches, on les entendait parler et chanter dans leurs tranchées surtout le jour de Noël ils chantaient comme des fous ils devaient être tous sou ce jour-là, ils n’ont pas tiré un coup de fusil ni de notre côté non plus. » extrait d’une lettre écrite à son épouse en janvier 1915 par Jean Gourtay, forgeron à la gare de Quéménéven, soldat au 11e bataillon territorial du génie.

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L’après-guerre

Soissons détruite. Source wikimedia commons

Des lendemains de l’armistice jusqu’en mars 1921, cinq millions d’hommes rentrent dans leurs foyers de façon échelonnée, tout en restant soumis à une éventuelle reprise du service. Les classes 1912 et 1913 sont démobilisées à l’été 1919 tandis que les dernières classes mobilisées ne le seront qu’en 1920 et 1921.

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