Corentin Cariou, les effets de la guerre chimique

Corentin et Pierre Cariou. Coll. famille Isnard-Nihouarn

Corentin et Pierre Cariou. Coll. famille Isnard-Nihouarn

Corentin Hervé Marie Cariou naît le 9 avril 1898 au Yeun, Quéménéven. Il est le plus jeune des trois fils de Jean Guillaume, cultivateur et de Anne Marie Canévet.

Etant de la classe 1918, il a sans doute été mobilisé en avril 1917. Pas d’information sur son parcours militaire

Il meurt au domicile de ses parents le 17 juillet 1920, des suites d’intoxications au gaz.

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1915 – L’enlisement

Source « Tahure, village détruit » CNDP de Reims

Quelques mois après le début d’une guerre qui se voulait fulgurante, le front s’est enlisé. Des Flandres aux Vosges, l’armée allemande s’est enterrée dans tout un réseau de tranchées défensives, très organisées et fortement armées. D’offensives ponctuelles en contre-offensives, la guerre de position inflige aux deux armées des pertes considérables et mine le moral des troupes.

Ci-dessous quelques évènements marquants de l’année 1915.

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Guillaume Nicolas (1884-1918)

Guillaume Nicolas, Leur an Torch - Coll. C. Capitaine

Guillaume Nicolas, Leur an Torch – Coll. C. Capitaine

Guillaume Jean Marie NICOLAS naît à Cast, à Penboudennec le 8 décembre 1884, fils de Guillaume et de Marie Jeanne CONAN.

En 1911, le 5 février, il épouse, à Cast, Marie Anne Louboutin de Quéménéven.

Leur dernier enfant, Jean Guillaume, naît en mai 1915 à Leur-an-Torch. C’est le père, Guillaume, qui déclare la naissance de son fils à la mairie. Il est alors probablement en permission (matricule 3117 au recrutement de Quimper).

Il est « tué à l’ennemi », le 27 octobre 1918, à Vandy dans les Ardennes. Il est alors soldat à la 19e compagnie du 205e régiment d’infanterie. La photo ci-contre a été prise alors qu’il était dans ce régiment.

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1914 – Le Choc

Coll. Y Le Grand

Coll. Y Le Grand

Le 1er août 1914, les clochers des églises sonnent le tocsin annonçant la mobilisation générale – la France est en guerre contre l’Allemagne. Du 2 au 18 août 1914, la France mobilise plus de 3 millions d’hommes, âgés de 21 à 41 ans.

A Quéménéven, ils sont près de 280 à partir en ce début d’août.

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Hervé Poupon (1892-1914)

Coll. S. Largenton

Coll. S. Largenton

Hervé Marie Poupon naît le 1er février 1892 à Penhoat-Joncour, en Quéménéven. Il est le fils cadet de Jean, cultivateur, alors âgé de 31 ans et de Jeanne Joncour, âgée de 24 ans.

Le recensement de 1911 le trouve agriculteur chez son père à Penhoat-Joncour. Il a alors 19 ans.

Quand éclate la guerre, il est au service militaire, mobilisé au 72e régiment d’infanterie, depuis octobre 1913.

Il disparaît en Argonne, au Bois de la Gruerie, le 30 décembre 1914, à bientôt 23 ans.

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L’affichette à imprimer

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Guillaume Coffec (1887-1917) – dans la Somme

Guillaume Coffec - coll. familles Coffec-Cornic

Guillaume Coffec – coll. familles Coffec-Cornic

Guillaume Marie Coffec naît le 10 mai 1887 à Pennahars en Cast. Il est le sixième des neuf enfants de Jean et de Anne Milin.

En 1911, il est domestique chez Pouliquen, à Kermenguy, en Quéménéven. Il a alors 24 ans.

Le 2 juin 1912, il épouse Marie Anne Gille. Le couple s’installe à Quéménéven. Deux enfants naîtront, Joseph en octobre 1913 et Anne un an plus tard, alors que son père est certainement déjà parti à la guerre.

En effet, la classe 1907, à laquelle appartient Guillaume Coffec a été mobilisée le 5 ou le 6 août (matricule 874 au recrutement de Quimper). Il a peut-être été mobilisé au 62e régiment de Lorient, puisque c’est le numéro que l’on peut lire sur le col de la veste qu’il porte sur la photo ci-contre.

Il meurt des suites de ses blessures à l’hôpital d’évacuation d’Hargicourt dans la Somme, le 18 mars 1917. Il appartient alors à la 3e compagnie de mitrailleuses du 71e régiment d’infanterie de St Brieuc.

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Guillaume Garrec (1882-1918) – le Chemin des Dames

Guillaume Garrec au service militaire - coll. M. Cotty

Guillaume Garrec au service militaire. Collection M. Cotty

Guillaume Garrec est né le 3 décembre 1882 à Béchérel en Plonévez Porzay. Il est le dernier des huit enfants de Jacques, cultivateur, âgé de 48 ans à sa naissance et de Marie Jeanne DOARE, âgée de 38 ans.

Scolarisé à Plonévez-Porzay, il obtient son certificat d’étude.

D’abord dispensé du service militaire, car son frère René était lui-même au service, Guillaume l’effectue finalement au 26e bataillon de chasseurs à pied, du 14 novembre 1903 à septembre 1904. Il passe dans la réserve de l’armée d’active le 1er novembre 1906, au 6e régiment d’infanterie coloniale de Brest, où il effectue deux périodes d’instruction en 1908 et en 1912.

Le 16 janvier 1911, il épouse Marie Anne Kerinvel, couturière. Le couple s’installe à Quéménéven. Lors du recensement de 1911, Guillaume apparaît comme cultivateur au bourg. Leur fils unique, Jean, naît le 8 juillet 1913. Il deviendra tailleur.

Mobilisé en octobre 1914, il trouve la mort le 28 mai 1918 au Chemin des Dames, à la suite de l’offensive allemande pour reprendre le plateau.

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Jean René Briant (1883-1916)

Jean-René Briant avec son épouse et son fils - Coll. Ph. Briant

Une famille heureuse avant la guerre – Jean René Briant avec son épouse et son fils – Coll. Ph. Briant

Jean René Pierre Marie BRIANT naît le 03 août 1883 à Rubian en Plogonnec. Il est l’aîné des deux fils de Pierre, cultivateur et de Marie Catherine Le Floch.

Le 11 juin 1910, il épouse Marguerite Hascoët, couturière à Quéménéven, et il s’installe au bourg comme cultivateur. Leur fils unique y naît en mars 1911.

De la classe 1903, et bien que réserviste, il est dans le 118e régiment d’infanterie de Quimper quand il est « tué à l’ennemi » le 20 janvier 1916 à Tahure dans la Marne.

Ce secteur est bien connu du 118e RI, et a déjà été très meurtrier pour le régiment et pour les soldats de Quéménéven, 6 d’entre eux y ayant perdu la vie en septembre-octobre 1915. Voir l’article sur la seconde bataille de Champagne 

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Quéménéven avant guerre

Paysans de Quéménéven – sur le site de Albert Merour

Avant la guerre, en 1911, Quéménéven compte 1875 habitants. C’est le plus fort nombre d’habitants jamais atteint dans la commune.

Quéménéven est une commune prospère et dynamique, avec une poste employant 6 personnes, deux écoles publiques employant 7 instituteurs et institutrices, 5 meuniers, 6 boulangers, 5 charpentiers, 5 forgerons, un quartier en plein développement, celui de la gare, et bien sûr une très forte communauté paysanne, puisque 491 hommes vivent directement du travail de la terre.

A l’instar des communes environnantes, la guerre va frapper de plein fouet cette commune dont près de 50% de la population a moins de 20 ans en 1911.

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