François Trellu, jeune officier au 5e RI

François Trellu, début 1919. Coll. personnelle

François Trellu, début 1919. Coll. personnelle

François Trellu naît le 1er mars 1897 à Kergadoret. Il est le 4ème enfant et le plus jeune fils de Yves, charpentier et de Marie-Anne Rolland.

Comme son frère aîné Yves, François devient à son tour instituteur. Il entre à l’Ecole Normale de Quimper le 30 septembre 1912, et obtient son brevet supérieur le 18 juillet 1914. A la rentrée 1914, il est nommé instituteur stagiaire à l’école de Cast.

François Trellu est mobilisé le 7 janvier 1916 et rejoint le 115e régiment d’infanterie, en garnison à Mamers.

De taille moyenne (1,62m), il a les cheveux et les yeux châtains.

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René Hénaff, 6 années au 48e RI de Guingamp

Coll. MH Ollivier

Coll. MH Ollivier

René Le Hénaff naît le 19 novembre 1893 à Kerousaillet, Kergoat. Il est le quatrième des 7 enfants de Hervé et de Marie Louboutin. Lors du recensement de 1911, il a 18 ans et est cultivateur chez son père à Kerousaillet.

Recensé pour le service militaire, il est bon pour le service. Cheveux et yeux châtains, il mesure 1,58m et a un niveau d’instruction de fin d’étude primaire (certificat d’étude).

Le 27 novembre 1913, il intègre le 48e régiment d’infanterie de Guingamp pour faire son service militaire (matricule 1600). C’est là que le trouve la déclaration de guerre, début août 1914. Il y restera jusqu’au 2 septembre 1919, soit presque 6 années, pendant lesquelles il a passé seulement quelques mois dans le régiment frère du 48e, le 71e régiment d’infanterie de St Brieuc.

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Deux frères confrontés aux impitoyables conseils de révision

bonne-soeurLes parcours des deux frères Chevalier, Jean-Marie l’aîné de la fratrie, et Mathurin le plus jeune, illustrent la nécessité dans laquelle s’est trouvée l’armée française de trouver les effectifs nécessaires pour faire face aux besoins au front mais aussi à l’intérieur.

Jean-Marie (classe 1902), évacué 4 fois pour blessure et renvoyé au front à chaque fois, est définitivement évacué pour maladie en avril 1918.

Mathurin (classe 1914), d’abord ajourné pour faiblesse, est finalement mobilisé avec ceux de la classe 15. Evacué avec un diagnostic de tuberculose en février 1916, il est réaffecté au service auxiliaire, et y sera maintenu jusqu’en septembre 1917.

Tous deux meurent de tuberculose, Mathurin en 1920 et Jean-Marie en 1922.

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Yves Le Noach, prisonnier pendant toute la durée de la guerre

L’accès aux fiches matricules permet d’éclairer le parcours des soldats pour lesquels nous avions peu d’information, notamment ceux qui sont morts après l’armistice. Ainsi nous découvrons que Yves Le Noach a été prisonnier en Allemagne pendant presque toute la durée de la guerre, tombé aux mains des Allemands le 20 septembre 1914 et interné au camp de Döberitz.

La mise en ligne des archives du comité international de la Croix-Rouge permet d’en apprendre un peu plus.

En novembre 1914, Yves Le Noach apparaît sur la liste des prisonniers du camp de Zossen, dans le Brandebourg, au sud de Berlin.

archives du CICR

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Rechercher les soldats d’une commune morts pour la France : croiser les sources

plaque

Quéménéven n’échappe pas à la règle. Les soldats à qui la mention “Mort pour la France” a été octroyée n’ont pas tous été inscrits sur les deux monuments aux morts de la commune. Et les recherches dans la base des Morts pour la France du site Mémoire des Hommes ne suffisent pas pour tenter d’être exhaustif.

L’examen des registres de décès de la mairie avait permis de repérer 5 soldats “Morts pour la France” dont le nom n’a pas été reporté sur le monument aux morts (voir article sur les monuments aux morts). Récemment le Livre d’or des Morts pour la France mis en ligne par les Archives Nationales a permis d’en identifier un autre.

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La trêve de Noël 1914

noel1914« tant qu’on sera ici on ne craint pas les balles ni les obus comme on faisait à Vienne-le-Chateau, où on travaillait dans les mines à 3 ou 4 mètres des tranchées boches, on les entendait parler et chanter dans leurs tranchées surtout le jour de Noël ils chantaient comme des fous ils devaient être tous sou ce jour-là, ils n’ont pas tiré un coup de fusil ni de notre côté non plus. » extrait d’une lettre écrite à son épouse en janvier 1915 par Jean Gourtay, forgeron à la gare de Quéménéven, soldat au 11e bataillon territorial du génie.

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L’après-guerre

Soissons détruite. Source wikimedia commons

Des lendemains de l’armistice jusqu’en mars 1921, cinq millions d’hommes rentrent dans leurs foyers de façon échelonnée, tout en restant soumis à une éventuelle reprise du service. Les classes 1912 et 1913 sont démobilisées à l’été 1919 tandis que les dernières classes mobilisées ne le seront qu’en 1920 et 1921.

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1918 – le dénouement

Des soldats canadiens célèbrent leur victoire à Vimy, vers 1918 – Archives publiques de l’Ontario

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Jean Gourlay (1882-1916) – Vauquois

Jean Gourlay. Coll. personnelle M-T Oliveau

Jean Gourlay. Coll. personnelle M-T Oliveau

Jean Gourlay naît à Brunguennec, Quéménéven le 03 mars 1882. Il est le fils aîné de Jean, cultivateur et de Marie Jeanne Le Bihan.

Brun, aux yeux gris, Jean est très grand pour l’époque (1m72). Il fait son service militaire du 16 novembre 1903 au 18 septembre 1906 dans le 62e régiment d’infanterie de Lorient (matricule 2610 au recrutement de Quimper).

Sur son livret militaire, il est noté qu’il sait lire et écrire, qu’il est un « assez bon tireur » mais que, comme la plupart, il ne sait pas nager.

En 1911, lors du recensement, il a 29 ans et est cultivateur à Brunguennec, chez son père. Le 28 mai de la même année, il épouse Marie Anne Provost à Quéménéven. Ils auront deux filles, Marie née en avril 1912 et Anne, née en janvier 1916.

Pendant la guerre

Il est mobilisé le 20 août 1914 et passe au 46e régiment d’infanterie le 5 octobre 1914 puis au 89e régiment d’infanterie le 30 octobre 1915. Ces deux régiments constituent la 19e brigade de la 10e division d’infanterie.

Il est tué à l’ennemi le 10 mars 1916, à Boureuilles, aux Cotes Fourimont, près de Neuvilly-en-Argonne dans la Meuse. Il est alors soldat dans la 1ère compagnie du 1er bataillon du 89e régiment d’infanterie.

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Hervé Mauguen (1885-1916) – le dernier des 3 frères

Coll. J-Y Le Page

Coll. J-Y Le Page

Hervé Mauguen perd la vie le 15 septembre 1916, deux ans jour pour jour après son frère aîné, François, et 17 mois après son plus jeune frère, Yves. Né le 6 avril 1885, au lieu-dit Talagroas, Kergoat en Quéménéven, Hervé est le troisième garçon de François, bedeau et de Marie Françoise Le Bihan.

Après avoir fait son service militaire dans le 118e régiment d’infanterie, comme en témoigne la photo ci-contre, le 8 janvier 1912, il épouse Marie Louise Louboutin, à Quéménéven. Il est alors cultivateur. Leur fille Louise naît en octobre 1912.

Etant de la classe 1905, il est sans doute mobilisé début août 1914 (matricule 3059 au recrutement de Quimper).

Hervé Mauguen est tué à l’ennemi le 15 septembre 1916, à 31 ans, à Belloy-en-Santerre, dans la Somme. Il est alors soldat dans la 6ème compagnie du 87e régiment d’infanterie.

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