Avec les Bretons dans les batailles de 1916, à suivre sur En Envor

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Illustré par la tombe d’Yves Trellu, sous-lieutenant de Quéménéven, mort en décembre 1916, des suites d’une grave blessure reçue sur le champ de bataille de Verdun, le dossier qui sera publié par En Envor, tout au long de l’année 2016, témoigne de l’engagement des régiments bretons sur les fronts de Verdun, mais aussi de la Somme, en Argonne ou ailleurs.

« Verdun… La grande bataille de l’année 1916 tient une place à part dans la mémoire de la Grande Guerre, en Bretagne comme ailleurs en France. Sa durée – 10 mois, entre le 21 février et la mi-décembre 1916 pour l’essentiel, même si les combats s’y poursuivent en 1917 –, le nombre de ses victimes, la masse des armements mobilisés lui ont conféré un statut spécifique aux yeux de ceux qui y ont combattu.

Il ne pouvait être question, pour En Envor, de ne pas s’arrêter sur ces opérations d’une ampleur pour une part inédite, notamment parce que les Bretons – et, notamment, les régiments bretons – sont très directement concernés. Quatre des six divisions des 10e et 11ecorps d’armées – les 19e, 21e, 22e et 60e DI – combattent à Verdun au cours de l’année 1916, les deux autres – les 20e et 61e DI – étant engagées dans la Somme pendant l’été…. »

Le premier article qui débute par les paragraphes ci-dessus évoque le cas de Quéménéven.

Accéder au dossier d’en Envor

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Il y a 100 ans débutait la bataille de Verdun

environs de Vaux en février 1916

BDIC: environs de Vaux en février 1916. Éclatements d’obus (VAL 198/060)

Le 21 février débutait l’offensive allemande sur le secteur de Verdun. Personne ne se doutait alors que cette bataille allait à ce point marquer les mémoires.

Quatre soldats de Quéménéven ont laissé la vie dans le secteur de Verdun. On pourrait presque dire « seulement » quatre soldats. Pourtant c’est la bataille de Verdun qui reste ancrée dans nos mémoires alors que 12 soldats avaient été tués fin août 1914 pendant la bataille des frontières et la retraite, que 7 autres ont été tués fin septembre 1915 dans la seconde bataille de Champagne, et que 8 seront tués pendant la bataille de la Somme de juillet à octobre 1916…

Le 28 avril 1916, Thomas Quéffelec (116e RI) décède à l’ambulance de Baleicourt. Il avait été grièvement blessé entre le 17 et le 21 avril sous les bombardements violents et incessants du secteur de Thiaumont.

Le 23 juin 1916, Jean Louis Gouriten (65e RI) est porté disparu lors de la prise du fort de Thiaumont, sous les bombardements violents qui précèdent l’assaut allemand.

Le 3 novembre 1916, Yves Le Baut (118e RI) disparaît lors de la reprise du fort de Vaux sous les bombardements de l’artillerie allemande.

Le 13 décembre 1916, Yves Trellu (4e RI) décède à l’ambulance de Landrécourt. Dans le calme de la nuit du 5 au 6 décembre, fort imprudemment il regarda par-dessus le parapet de la tranchée qu’il tenait avec ses hommes. La balle qui l’atteignit la gorge lui sera finalement fatale. C’est ce que l’on apprend dans le journal Le Citoyen sous la plume du directeur de l’école de Briec, où Yves était instituteur.

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Jean-Louis et Joseph ont enfin un visage !

Les recherches autour des Poilus de Quéménéven morts pour la France avaient permis de retrouver une photo de Joseph L’Helgoualc’h, mort en septembre 1918 sur le front bulgare. Du moins, c’est ce qu’on croyait. Les efforts menés par un membre de la famille L’Helgoualc’h pour reconstituer l’histoire familiale a permis d’attribuer à Joseph son vrai visage et d’en donner un à Jean-Louis, son frère aîné tué en Champagne en 1915, celui en fait qu’on avait par erreur attribué à Joseph !

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L’article complet sur les deux frères L’Helgoualc’h

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L’ouvrage sur les soldats de Quéménéven, morts pour la France, est paru

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Découvrez la Grande Guerre à travers les témoignages de 89 soldats.

Véritable prolongement de l’exposition sur les Poilus de Quéménéven, organisée en novembre 2014, voici le livre mémorial retraçant le parcours des soldats de Quéménéven, morts pour la France.

Ces parcours sont replacés dans le déroulé de la Grande Guerre, une manière de connaître différemment cette période dramatique de notre histoire, et de conserver la mémoire de ces soldats.

Cet ouvrage de 187 pages est édité en nombre limité, et vendu au tarif préférentiel de 25 euros (plus frais de port).

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Soldats nés à Quéménéven, domiciliés ailleurs, morts pour la France

1J1PL’opération collaborative « Un jour, un Poilu » (#1J1P) a pour objectif d’indexer les fiches des soldats morts pour la France mises en ligne sur la base de données du site Mémoire des Hommes. La tâche est colossale : Plus d’1 300 000 fiches et 18 500 000 données à transcrire. La mobilisation du plus grand nombre est nécessaire et aisée, il suffit de créer un compte sur le site Mémoire des Hommes pour participer à cette indexation qui commence déjà à porter ses fruits. Plusieurs communes ont été transcrites. C’est le cas de Quéménéven.

Cette indexation permet de repérer les soldats morts pour la France originaires de Quéménéven. Jusqu’à présent nous nous étions focalisés sur les soldats morts pour la France, domiciliés Quéménéven au moment de la guerre et inscrits pour la plupart sur les monuments aux morts de la commune.

Ce sont donc 26 soldats originaires de la commune mais domiciliés dans une autre commune qui arrivent à notre connaissance.

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François Trellu, jeune officier au 5e RI

François Trellu, début 1919. Coll. personnelle

François Trellu, début 1919. Coll. personnelle

François Trellu naît le 1er mars 1897 à Kergadoret. Il est le 4ème enfant et le plus jeune fils de Yves, charpentier et de Marie-Anne Rolland.

Comme son frère aîné Yves, François devient à son tour instituteur. Il entre à l’Ecole Normale de Quimper le 30 septembre 1912, et obtient son brevet supérieur le 18 juillet 1914. A la rentrée 1914, il est nommé instituteur stagiaire à l’école de Cast.

François Trellu est mobilisé le 7 janvier 1916 et rejoint le 115e régiment d’infanterie, en garnison à Mamers.

De taille moyenne (1,62m), il a les cheveux et les yeux châtains.

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René Hénaff, 6 années au 48e RI de Guingamp

Coll. MH Ollivier

Coll. MH Ollivier

René Le Hénaff naît le 19 novembre 1893 à Kerousaillet, Kergoat. Il est le quatrième des 7 enfants de Hervé et de Marie Louboutin. Lors du recensement de 1911, il a 18 ans et est cultivateur chez son père à Kerousaillet.

Recensé pour le service militaire, il est bon pour le service. Cheveux et yeux châtains, il mesure 1,58m et a un niveau d’instruction de fin d’étude primaire (certificat d’étude).

Le 27 novembre 1913, il intègre le 48e régiment d’infanterie de Guingamp pour faire son service militaire (matricule 1600). C’est là que le trouve la déclaration de guerre, début août 1914. Il y restera jusqu’au 2 septembre 1919, soit presque 6 années, pendant lesquelles il a passé seulement quelques mois dans le régiment frère du 48e, le 71e régiment d’infanterie de St Brieuc.

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Deux frères confrontés aux impitoyables conseils de révision

bonne-soeurLes parcours des deux frères Chevalier, Jean-Marie l’aîné de la fratrie, et Mathurin le plus jeune, illustrent la nécessité dans laquelle s’est trouvée l’armée française de trouver les effectifs nécessaires pour faire face aux besoins au front mais aussi à l’intérieur.

Jean-Marie (classe 1902), évacué 4 fois pour blessure et renvoyé au front à chaque fois, est définitivement évacué pour maladie en avril 1918.

Mathurin (classe 1914), d’abord ajourné pour faiblesse, est finalement mobilisé avec ceux de la classe 15. Evacué avec un diagnostic de tuberculose en février 1916, il est réaffecté au service auxiliaire, et y sera maintenu jusqu’en septembre 1917.

Tous deux meurent de tuberculose, Mathurin en 1920 et Jean-Marie en 1922.

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Yves Le Noach, prisonnier pendant toute la durée de la guerre

L’accès aux fiches matricules permet d’éclairer le parcours des soldats pour lesquels nous avions peu d’information, notamment ceux qui sont morts après l’armistice. Ainsi nous découvrons que Yves Le Noach a été prisonnier en Allemagne pendant presque toute la durée de la guerre, tombé aux mains des Allemands le 20 septembre 1914 et interné au camp de Döberitz.

La mise en ligne des archives du comité international de la Croix-Rouge permet d’en apprendre un peu plus.

En novembre 1914, Yves Le Noach apparaît sur la liste des prisonniers du camp de Zossen, dans le Brandebourg, au sud de Berlin.

archives du CICR

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Rechercher les soldats d’une commune morts pour la France : croiser les sources

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Quéménéven n’échappe pas à la règle. Les soldats à qui la mention « Mort pour la France » a été octroyée n’ont pas tous été inscrits sur les deux monuments aux morts de la commune. Et les recherches dans la base des Morts pour la France du site Mémoire des Hommes ne suffisent pas pour tenter d’être exhaustif.

L’examen des registres de décès de la mairie avait permis de repérer 5 soldats « Morts pour la France » dont le nom n’a pas été reporté sur le monument aux morts (voir article sur les monuments aux morts). Récemment le Livre d’or des Morts pour la France mis en ligne par les Archives Nationales a permis d’en identifier un autre.

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