Pierre Pelliet (1884-1917)

Pierre Pelliet naît le 28 janvier 1884 à Kerimanton. Il est le deuxième fils de Pierre, cultivateur, et de Marie-Anne Le Menn. Son frère aîné, Guillaume, et son frère cadet, René, traverseront les 4 années du conflit et se marieront en 1919 à Quéménéven, tout comme ses deux jeunes soeurs. Son plus jeune frère, né en 1900, a  échappé à la guerre.

Avant la guerre

Cheveux noirs, yeux gris, il est de taille moyenne (1,66m) et ne sait ni lire, ni écrire.

Jugé « Bon pour le service », il est d’abord dispensé, son frère étant déjà au service militaire. Il effectue son service militaire d’octobre 1905 à septembre 1906 au 123e régiment d’infanterie et reçoit un certificat de bonne conduite (matricule 3064 au recrutement de Brest-Châteaulin).

En 1911, lors du recensement, il n’apparaît pas sur les relevés de Quéménéven. En 1913, il vit à Pont-Audemer et en mai 1914 à Sotteville-les-Rouen.

Pendant la guerre

Mobilisé le 3 août 1914 au régiment d’infanterie de Quimper, il est légèrement blessé le 7 septembre d’une balle dans la poitrine. 

A son retour au front, le 24 octobre 1914, il passe au 148e RI.

Blessé le 16 mai 1915 par des éclats d’obus, au Bois de la Mine près de Pontavert, dans l’Aisne, il est évacué avec des plaies à la jambe droite et au talon gauche.

A son retour au front, le 18 février 1916, Pierre Pelliet passe au 108e RI, 7e compagnie.

Le 13 avril 1917, il est blessé dans le petit poste au sud d’Aubérive, à la tempe droite, au cou et au côté droit par éclat d’obus.

Il meurt le 15 avril 1917 à l’ambulance 7 de Cuperly-Mont Frenet, dans la Marne, des suites de ses blessures.

Circonstances de son décès

Mi-mars 1917, le 108e régiment est de retour de 1ère ligne. Dans les nuits des 19 au 21 mars, il relève le 56e RI dans le secteur de la Grande Taupinère au nord de Saint-Hilaire-le-Grand, à l’est de Reims. Jusqu’à fin mars, tout en repoussant plusieurs coups de main ennemis, on y prépare une grande offensive pour le 17 avril.

Pendant que les 1er et 3e bataillons sont au repos et à l’entraînement à l’arrière du front, le 2e bataillon, dans lequel se trouve Pierre Pelliet, travaille jour et nuit pour réaliser l’aménagement complexe du secteur d’attaque.

C’est dans ce contexte que Pierre Pelliet est blessé le 13 avril avec 7 autres soldats de sa compagnie, dont son caporal et son sergent. Il décède 2 jours plus tard à l’ambulance de Cuperly-Mont Frenet.

Après son décès

Il est inhumé dans la nécropole nationale de Mont-Frenet, La Cheppe (Marne), tombe 1271.

Son décès est retranscrit le 4 juin 1917 à la mairie de Quéménéven.

Un secours de 150 fr est versé à son père le 20 juillet 1917.

Citation

Cité à l’ordre du régiment en septembre 1919 :

« Mortellement blessé en montant à l’attaque des positions ennemies, le 15 avril 1917, à Aubérive »

Croix de guerre avec étoile d’argent.

Sources

Registres d’état-civil de Quéménéven

Fiche matricule, AD du Finistère (1R-1327 – 1904)

Site Mémoire des Hommes : Sa fiche sur la base des morts pour la France, JMO et Historique du 108e RI

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