Pierre Le Bleis (1895-1917)

Pierre Marie Le Bleis naît le 4 mars 1895 au bourg de Plonéour Lanvern. Il est le fils de Louis, cultivateur et de Marie Perrine Plouhinec.

Avant la guerre

Lors du recensement, il a 16 ans et vit avec ses parents à Plogastel-Saint-Germain, localité considérée comme son dernier domicile. 

Pourtant, sur la liste des Morts pour la France de Quéménéven, il est noté comme étant de Kerast. Peut-être y travaillait-il.

Cheveux bruns, yeux jaunes, il est de taille moyenne (1,67m) et sait lire et écrire.

Pendant la guerre

Incorporé le 15 décembre 1914 au 71e régiment d’infanterie de St Brieuc (matricule 1434 au recrutement de Quimper), il passe le 20 janvier 1915 au 154e RI.

Réformé n°2 (maladie non imputable au service) le 9 février 1915, il se retire à Plogastel-Saint-Germain chez ses parents. La commission de réforme de Quimper du 9 septembre 1915 le classe « Service armé », il est donc rappelé à l’activité le 1er octobre 1915.

Il passe au 94e RI le 21 avril 1916. Le 22 septembre 1916, il est sérieusement blessé à Rancourt dans la Somme, et évacué pour plaies pénétrantes aux deux jambes.

Après plusieurs mois de soins et convalescence, il est réintégré au 154e RI le 9 juin 1917 et remonte au front le 15 juin. 

Il est tué au nord de Verdun (Meuse), le 20 août 1917 à 22 ans.

Circonstances de son décès (extrait de l’historique du 154e RI)

Après une période d’entraînement au camp de Saint-Ouen, le 154e régiment occupe du 11 au 24 juillet le secteur de Louvemont au nord du fort de Douaumont, où se prépare un assaut qui doit avoir lieu un mois plus tard.

Les 18 et 19 août, les bataillons montent successivement en ligne. La progression est difficile, de nuit, avec le port du masque obligatoire à travers ces positions bombardées par des obus toxiques.

La préparation d’artillerie est longue et minutieuse et à 4h40, l’assaut est donné. L’ennemi, surpris, réagit peu ou mal. Le 154e avance de 1,5 km et fait 371 prisonniers, le tout en quarante minutes. 

Pierre Le Bleis tombe pendant cet assaut.

Après son décès

Initialement inhumé au cimetière de Marecau, son corps a été ré-inhumé à la Nécropole Nationale de Fleury-devant-Douaumont (Meuse), tombe 3497.

Son décès est retranscrit le 18 juin 1921 à la mairie de Plogastel-Saint-Germain.

Citations

Médaille militaire à titre posthume (JO du 29 juillet 1921) « soldat brave, courageux, et discipliné ayant toujours donné satisfaction par sa manière de servir. Est tombé glorieusement à son poste de combat »

Croix de guerre avec étoile de bronze.

Sources

Registres d’état-civil de Quéménéven

Fiche matricule, AD du Finistère (1R-1548 – 1915)

Site Mémoire des Hommes : Sa fiche sur la base des Morts pour la France, JMO du 154e RI

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