Pierre Bossennec (1882-1914)

Pierre Marie Bossennec naît le 1er janvier 1882 à Goulit ar hoat en Quéménéven. Il est le fils de René, tailleur d’habit et de Anne FEILLANT, ménagère.

Lui-même tailleur d’habit, il est d’une taille moyenne (1,62m), a les cheveux châtains et les yeux gris.

Avant la guerre

Le 16 février 1901, à 19 ans, il s’engage dans les équipages de la flotte (division navale de l’Extrême-Orient) pour 5 ans et renouvelle son engagement jusqu’en 1914. 

Il y exerce son métier de tailleur (matricule 2619 au recrutement de Brest-Châteaulin).

Embarqué sur le cuirassé Le Gaulois à partir du 19 octobre 1909, il participe à la guerre du Maroc du 5 janvier 1910 au 18 septembre 1911.

Il se ré-engage pour 3 ans au 4e régiment d’infanterie coloniale, et passe au 1er RIC le 20 janvier 1914.

Pendant la guerre

Il part aux armées le 7 août 1914 avec le 1er régiment d’infanterie coloniale (3e division d’infanterie coloniale).

Les trois bataillons du 1er RIC embarquent en gare de Cherbourg pour les environs de Bar-le-Duc. 

Commence alors la longue marche vers le nord, vers le front. 

Le 21 août, à 1 heure du matin, le 1er RIC franchit la frontière de la Belgique au nord-est de Montmédy. Dès le matin, il rencontre les cavaliers allemands.

Circonstances de son décès

Le 22 août au matin, le régiment reçoit l’ordre de se diriger sur Neufchâteau pour y cantonner. Les hommes n’ont pas mangé depuis 24 heures à cause des déplacements incessants. 

Vers 7h45, le gros de l’avant-garde s’engage dans le village de Rossignol et les chasseurs essuient les premiers coups de feu venant d’un bois voisin. Le général commandant la division ordonne avec insistance de pousser en avant, dans la forêt de Neufchâteau, sans se laisser intimider par ces tirs des patrouilles de cavalerie allemandes. Selon le commandement, l’ennemi se serait replié à 20 km à l’est de Neufchâteau.

Mais une fois le régiment engagé dans la forêt très dense que traverse la route vers Neufchâteau, il est pris sous les feux des tirs des soldats allemands retranchés dans les fourrés.

Le combat va durer toute la journée, dans la forêt d’abord puis aux abords du village de Rossignol, où les troupes coloniales se font encercler. Seuls 300 hommes de la 3e DIC parviennent à en échapper. 

Le soir du 22 août, 1er RIC dénombrait 2 000 tués, parmi lesquels Pierre Bossennec.

Voir article sur la bataille des frontières

Après son décès

Son corps ne semble pas avoir été retrouvé. Son décès a été retranscrit, après jugement, à la mairie de Quéménéven le 28 avril 1920.

Sources

Registres d’état-civil de Quéménéven

Fiche matricule aux AD du Finistère (1R-1290-1902)

Site Mémoire des Hommes : base des morts pour la France (site Mémoire des Hommes),  JMO du 1er RIC, JMO de la 3e division d’infanterie coloniale