Mathurin Chevalier (1894-1920)

Mathurin Marie Chevalier naît le 7 mai 1894 à Kerviac’het en Plonévez-Porzay. Il est le plus jeune fis de Jean Louis, cultivateur et de Marie Moan.

Avant la guerre

En 1911, lors du recensement, il est cultivateur chez son père à Kerhaël, en Quéménéven.

Cheveux châtains, yeux bleus, légèrement plus grand que la moyenne (1,68m), il sait lire et écrire.

Il n’est pas mobilisé en septembre 1914, avec ceux de la classe 1914. Au moment du conseil de révision, il avait été ajourné pour un an pour faiblesse (matricule 870 au recrutement de Brest-Châteaulin).

Pendant la guerre

Mais, dès le décret du 9 septembre 1914, les réformés et exemptés d’avant la guerre sont rappelés devant le conseil de révision. Puis aux conseils de révision de la classe 15, à l’automne 1914, ce sont les ajournés des classes 1913 et 1914 qui sont appelés à une nouvelle visite.

Mathurin Chevalier est alors incorporé, le 15 décembre 1914, au 137e régiment d’infanterie.

Il arrive au corps le 17 décembre 1914. On ne sait pas s’il reste au dépôt ou s’il rejoint le front (pas d’indication « Service armé » sur sa fiche matricule). 

Le 137e, rattaché au 11e corps d’armée, occupe alors le secteur de Lassigny-Serre dans la Somme, et occupera ensuite différents secteurs de la Somme et de l’Oise. 

Le 15 juin 1915, Mathurin passe au 37e RI en renfort..

En juillet-août, le régiment est en Lorraine. De septembre à décembre, il participe à la bataille de Champagne avant de retourner en Lorraine.

Mathurin Chevalier est réformé temporairement par la commission de réforme de Troyes du 26 février 1916 pour « bronchite bacillaire ».

Il est évacué et rentre à Quéménéven.

Mais l’armée a besoin de toujours plus de troupes et les conditions de dispense deviennent drastiques.

Ainsi, malgré un diagnostic de tuberculose, la commission de réforme de Quimper du 31 mai 1916 le classe service auxiliaire pour « bronchite des sommets », autre appellation de la tuberculose.

Il est alors rattaché au 3e régiment d’artillerie à pied à partir du 13 juin 1916.

Maintenu service auxiliaire, inapte définitif à servir au combat par la commission de réforme de Brest le 11 septembre 1917, il est finalement réformé n°2 par décision de la commission de réforme de Brest du 25 septembre 1917 pour « bronchite chronique, ancien réformé temporaire, non imputable au service ». 

Il se retire à Quéménéven avec un certificat de bonne conduite.

La commission de réforme de Quimper du 9 janvier 1920 le réforme définitivement et le propose pour une pension de 100% sur pièces. Il n’en profitera guère.

Circonstances de son décès

Il meurt le 8 mars 1920 à Kerhaël, dans ses foyers. Le décès est déclaré par son frère Jean Marie, qui décèdera lui-même deux ans plus tard de la même maladie.

Après son décès

Bien que son nom figure sur le monument aux morts, la mention Mort pour La France n’apparaît pas sur son acte de décès.

Sources

Registres d’état-civil de Quéménéven

Fiche matricule, AD du Finistère (1R-1518 – 1914)

Historique du 137e RI

 

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