Jean Marie Brélivet (1888-1915)

Jean Marie Brélivet naît le 15 juin 1888 à Veil Vian en Quéménéven. Il est le fils de Yves, cultivateur et de Marie Anne Nicolas.

Avant la guerre

Cheveux bruns, yeux bleus, il est de taille moyenne (1,62m) et sait lire et écrire.

Incorporé au 62e RI de Lorient le 6 octobre 1909, il y effectue son service militaire jusqu’au 24 septembre 1911 avec certificat de bonne conduite (matricule 489 au recrutement de Brest-Châteaulin).

Pendant la guerre

Quand la guerre éclate, étant de la classe 1908 (matricule 489 au recrutement de Quimper), il fait partie des premières classes de réservistes mobilisées dès le 3 ou 4 août pour augmenter les effectifs des régiments d’active. Jean Marie Brélivet rejoint le 62e régiment d’infanterie de Lorient.

Circonstances de son décès

Jean Marie Brélivet est tué à l’ennemi le 29 septembre 1915 à Tahure, dans la Marne, lors d’une offensive française sur le front de Champagne.

Jean Marie Brélivet est le premier soldat de Quéménéven à trouver la mort lors de l’assaut contre la butte de Tahure, déclenché le 25 septembre 1915, au début de l’offensive française sur le front de Champagne.

La première vague d’assaut sur Tahure est menée par les régiments d’infanterie de Quimper (118e RI), Brest (19e RI), Lorient (62e RI) et Vannes (116e RI), composant la 22e division commandée par le général Bouyssou.

A sa droite se tient la 21e division (régiments de Nantes et de Vendée) qui, avec la 22e DI, compose le 11e corps d’armée, de la 2e armée du général Pétain.

Le 25 septembre 1915, la première ligne allemande, anéantie par les 3 jours de bombardements incessants de l’artillerie française, est rapidement enfoncée sur 4 km. Les soldats du 118e parviennent à entrer dans le village de Tahure, mais pris sous le feu de l’artillerie allemande accompagnant une contre-attaque des fantassins, ils doivent se replier.

Dans tous les secteurs de l’offensive, les Français butent sur la seconde ligne allemande, à contre-pente, protégée par de solides réseaux de barbelés qui, invisibles, n’ont pas été détruits par l’artillerie.

Pour plus de détail voir l’article sur La seconde bataille de Champagne

Après son décès

Après les combats, le général commandant la 43e brigade «a également signalé à la Division combien mal fonctionnait le service d’inhumation des morts laissés sur le champ de bataille depuis le 25 septembre ».

De fait, le corps de Jean Marie Brélivet ne sera pas retrouvé.

Son décès est retranscrit le 16 décembre 1920 à la mairie de Quéménéven.

Sources

Registres d’état-civil de Quéménéven

Fiche matricule, AD du Finistère (1R-1398 – 1908)

Site Mémoire des Hommes : Sa fiche sur la base des morts pour la France, JMO de la 43ème brigade (à rechercher ici)

L’Historique du 62e Régiment d’infanterie, téléchargeable en pdf sur le site de Jean-Luc Dron