Hervé Chatalic (1891-1914)

Hervé Jérôme Chatalic naît le 9 janvier 1891 à Leslia en Quéménéven. Il est le 4ème enfant, et le fils aîné de Jérôme, cultivateur et de Marie Jeanne Gourlay.

Avant la guerre

En 1911, lors du recensement, il est cultivateur chez son père à Leslia.

Cheveux et yeux châtains, il est de taille moyenne (1,61m) et sait lire et écrire.

Pendant la guerre

Quand la guerre éclate, il est au service militaire depuis le 1er octobre 1912 (matricule 3275 au recrutement de Quimper) au 26e bataillon de chasseurs.

À la mobilisation, le 26e bataillon de chasseurs est à Pont-à-Mousson, pratiquement sur la frontière avec la Lorraine allemande. Dès le 4 août, des rencontres avec des incursions de cavaliers allemands se produisent. Le 12 août Pont-à-Mousson est bombardée. Le 20 août le bataillon quitte le secteur de Pont-à-Mousson pour Joppécourt, plus au nord le long de la frontière. Le 22 août, il reçoit l’ordre d’attaquer pour dégager l’artillerie en péril en pleine bataille de Lorraine. Les combats sont rudes et ne débouchent pas.

L’armée française se replie. Le 25 août, le 26e chasseurs s’établit sur une position de repli, 30 kilomètres à l’intérieur. 27 août, nouveau repli à l’ouest de Verdun, en lisière des bois de Malancourt et d’Avocourt que le bataillon commence à organiser. Fin août il est déplacé en lisière des bois du secteur de Montfaucon d’Argonne et Ivoiry où il livre combat à Cierges le 2 septembre et à Montfaucon le 3.

Il est tué le 6 septembre 1914, lors des combats de St André. Il est alors 2e classe au 26e bataillon de chasseurs.

Circonstances de son décès

Le 5 septembre, le 26e bataillon arrive à Chaumont-sur-Aire (Meuse). Depuis le 23 août, il a parcouru à pied 250 kilomètres. Il doit y appuyer, avec le 25e bataillon de chasseurs, l’attaque de la 40e division. C’est en effet le moment où le général Joffre arrête la retraite générale des armées françaises. 

Vers midi, le 25e bataillon ayant reçu de nouveaux ordres se retire, devant être remplacé par un bataillon du 255e RI dans le Bois de Moinville. 

Or, vers 13 heures, quand l’ennemi déclenche une violente attaque sur les bois, le 25e n’y est plus et le 255e n’est pas encore arrivé. Sur le front du Bois d’Ahaye, le 26e bataillon arrête par ses feux la progression de l’ennemi, mais dans le Bois de Moinville, la 4e compagnie, sa droite non appuyée, est débordée. La 6e, puis la 1ère compagnie sont engagées pour la soutenir et tout l’après-midi se passe en combats confus. Le bataillon du 255e, enfin arrivé vers 15 heures, y prend sa bonne part pendant deux heures. A la tombée de la nuit, l’ennemi, se voyant impuissant à progresser plus loin, se retire.

Au cours de ce combat, 10 officiers, 17 sous-officiers, 234 caporaux et chasseurs sont tués ou blessés, 90 chasseurs sont disparus.

Hervé Chatalic, quant à lui, a été tué d’une balle au front.

Après son décès

Son décès est retranscrit le 5 mai 1917 à la mairie de Quéménéven. Sa sépulture n’est pas connue.

Deux de ses cousins germains de Quéménéven, Jean Gourlay de Brunguennec et Jean Le Page de Lesnevez, seront tués sur le front en 1916.

Sources

Registres d’état-civil de Quéménéven

Fiche matricule aux AD du Finistère (1R-1453 – 1911)

Site Mémoire des Hommes : Sa fiche sur la base des morts pour la France, Historique et JMO du 26e BCP

L’Historique du 26e bataillon de chasseurs sur le site http://tableaudhonneur.free.fr/