François Le Baut (1882-1915)

François Pierre (Le) Baut naît le 7 mai 1882 au bourg de Quéménéven. Il est le troisième des huit enfants de Yves, cultivateur et de Louise Le Bihan.

Avant la guerre

Cheveux châtains, yeux gris, il est de taille moyenne (1,66m) et a un niveau d’instruction de fin d’école primaire.

Jugé « Bon pour le service », il est incorporé au 89e régiment d’infanterie de Vincennes, le 16 novembre 1903 (matricule 2574 au recrutement de Brest-Châteaulin). Réformé en juin 1904 pour « polyadénite cervicale suppurée gauche », il rentre à Quéménéven.

Au moment du recensement de 1911, François est célibataire, cultivateur chez son père. Il a 29 ans.

Pendant la guerre

Ayant été réformé pendant son service militaire, il n’est pas mobilisé en août 1914. Le conseil de révision du 8 décembre 1914, le classe « Service armé ». Il est mobilisé le 21 février 1915, au 114e régiment d’infanterie, à Parthenay.

Circonstances de son décès

En septembre 1915, le 114e RI se trouve en Artois depuis quelques mois. Une seconde offensive est en préparation qui doit se déclencher le même jour que celle de champagne (voir l’article sur la seconde bataille de Champagne)

Le 24 septembre au soir, les 2ème et 3ème bataillons du 114e RI se préparent, en première ligne dans des tranchées construites hâtivement, pour les deux premières vagues d’assaut, le 1er bataillon se préparant pour la 3ème vague. On peut lire dans l’historique du régiment que « la matinée du 25 se passe en préparatifs. Il fait un temps gris et brumeux; le réglage n’a pas l’air de s’effectuer de façon très précise. Enfin à 12 heures 25, l’attaque est lancée… Rapidement, la première vague atteint le chemin de la cote 103 en avant de la ligne allemande, où elle se heurte à des réseaux inextricables de fil de fer que nos obus ont incomplètement détruits (…) la deuxième vague qui a suivi d’assez près la première essaye vainement de l’entraîner dans son flux. Elle est elle-même arrêtée à hauteur du chemin de la cote 103; ses éléments s’y amalgament avec ceux qui s’y trouvent déjà et dans un entassement indicible, tous ces hommes creusent le sol pour construire des masques individuels et s’y abriter…».

Le 1er bataillon sort à son tour des tranchées vers 15 heures. « Les compagnies prises sous un violent tir de barrage se coincent dans les boyaux. Il devient bientôt impossible de déboucher sans s’exposer à de vains sacrifices. Les pertes sont déjà très fortes ».

Le régiment, relevé dans la soirée, a perdu près de 600 hommes au cours de cette journée, dont 70 tués, parmi lesquels François Baut.

Après son décès

Son corps ne semble pas avoir été retrouvé.

Son décès est retranscrit le 22 août 1920 à la mairie de Quéménéven

Sources

Registres d’état-civil de Quéménéven

Fiche matricule, AD du Finistère (1R-1290 – 1902)

Site Mémoire des Hommes : Fiche de François Baut sur la base des morts pour la France

Historique du 114e RIC sur Gallica BNF

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