Yves Mauguen (1887-1915) – le 2ème des trois frères

Yves Mauguen naît le 22 octobre 1887 à Talagroas, Kergoat, Quéménéven.  Il est le plus jeune des quatre fils de François, bedeau et cultivateur, et Marie Françoise LE BIHAN.

Avant la guerre

En 1911, lors du recensement,il n’apparaît pas sur les relevés de Quéménéven.

Pendant la guerre

Etant de la classe 1907, il a probablement été mobilisé le 5 ou le 6 août 1914 (matricule 986 au recrutement de Quimper).

Il est tué à l’ennemi le 12 avril 1915 à Marchéville dans la Meuse. Il est alors soldat au 51e régiment d’infanterie.

Quand Yves est tué, François, l’aîné de ses frères est porté disparu depuis le 15 septembre 1914. Hervé, un autre de ses frères, sera quant à lui tué l’année suivante, le 15 septembre 1916, dans la Somme.

Circonstances de son décès

Dans la nuit du 5 au 6 mars 1915, le 51e RI est relevé. Il vient de vivre 7 jours de combats continus et sanglants pour la prise de la cote 196, au nord-est de Mesnil-lès-Hurlus dans la Marne (246 tués, 613 blessés, 174 disparus).

Jusqu’au 30 mars, les troupes se reposent à Herpont puis à Possesse, toujours dans la Marne. Le 31 mars, le 51e quitte Possesse et va cantonner à divers endroits jusqu’au 9 avril.

Le 10 et le 11 avril 1915, les 12 compagnies quittent leurs cantonnements et occupent les tranchées devant Riaville, au sud-est de Verdun, dans la Meuse. La distance qui sépare les 1ères lignes françaises des 1ères lignes allemandes est de 100-150 mètres.

Le 12 avril à 10 heures, une 1ère attaque est lancée pour s’emparer des tranchées et du village de Marchéville, mais le mouvement est arrêté dès la sortie de la tranchée par les tirs trop courts de l’artillerie française.

A 10h20, nouvelle attaque. Cette fois, les hommes sont pris sous un feu violent de flanc de mitrailleuses et de canons-revolvers. La 9eme Compagnie parvient à hauteur des entonnoirs, à à mi-chemin du no man’s land, y creuse une tranchée et s’y maintient.

Les 1et et 2ème bataillons s’avancent jusqu’aux barbelés ennemis, mais les brèches sont imparfaitement faites, et ils doivent se replier sous le feu de l’artillerie, des mitrailleuses et des canons-révolvers.

Le 12 avril, les pertes sont les suivantes : 4 officiers tués, 2 officiers blessés, 80 hommes de troupe tués ( dont Yves Mauguen), 11 disparus, 251 blessés.

Jusqu’au 14 avril, tous les assauts échouent, se heurtant aux défenses intactes de l’ennemi, qui les défend avec acharnement (pertes du 12 au 14 : 171 tués, 570 blessés, 105 disparus)

Après son décès

Inhumation : peut-être dans un des ossuaires de la nécropole nationale de Bucy-Darmont (Meuse), créée en 1924 pour regrouper les corps exhumés de cimetières militaires de la région d’Etain et de la Woëvre.

Son décès est retranscrit le 9 août 1920 à la mairie de Quéménéven.

Sources

Registres d’état-civil de Quéménéven

Sa fiche sur la base des morts pour la France (site Mémoire des Hommes)

Historique et JMO du 51e RI (MDH)

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