Yves Marzin (1885-1916)

Yves Marie Marzin naît le 6 avril 1885 à Brunguennec, Quéménéven. Il est le dernier des 8 enfants de Jean, cultivateur et de Marie Jeanne Hascoet.

Avant la guerre

Le 20 mars 1910, à Quéménéven, il épouse Marie Jeanne Thépaut, cuisinière. En 1911, au moment du recensement, le couple n’est pas à Quéménéven.

Pendant la guerre

Étant de la classe 1905, il est mobilisé le 5 ou 6 août dans la réserve de l’armée d’active (Matricule 2457 au recrutement de Quimper).

Il est « tué à l’ennemi » le 1er juillet 1916, à 31 ans, près de Foucaucourt-en-Santerre dans la Somme. Il est alors soldat de la 15e compagnie du 262e régiment d’infanterie de Lorient.

Circonstances de son décès

Les premiers jours de 1916 sont pour la 61e division (219e, 262e, 264e, 265e, 316e, 318e RI) une période de mouvement, au cours de laquelle les troupes exécutent de grands déplacements à pied, et qui débute d’abord par une période de manœuvres, aux environs du camp de Crévecœur, où la 61e D. I. est toute entière rassemblée (Oise, Nord de Beauvais).

Le 29 mai 1916, la 61e D. I. est appelée à relever la 3e D. I. C. dans le secteur de Foucaucourt (Somme) qui lui est assigné comme secteur d’attaque.

Le 15 juin, le 262e régiment intègre le 6e bataillon du 318e RI de Quimper, qui devient le 4e bataillon du 262e (23 officiers, 1071 hommes, 111 chevaux), dans lequel se trouvent Louis Scordia et Yves Marzin. Ce bataillon est chargé des travaux de génie dans le secteur d’attaque de la division) et doit faire 20-25 kilomètres aller-retour par jour pour se rendre aux travaux.

Le 26 juin, le 4e bataillon, avec la 13e compagnie en ligne, doit terminer la mise au point du secteur d’attaque du régiment : achèvement des abris de bombardement et construction de la parallèle de départ et des places d’armes destinées au bataillon d’assaut.

Les troupes se préparent à la grande offensive de la Somme déclenchée le 1er juillet après 8 jours de préparation d’infanterie.

1er juillet, 7h30 : « le 4e bataillon se groupe dans les parallèles de départ et les places d’armes de l’avant. Les deux compagnies d’assaut forment 4 vagues, la 2ème constituée par les nottoyeurs de tranchée » peut-on lire dans le JMO du 262e RI

Yves Marzin, 15e compagnie, n’apparaît pas sur les listes des tués ou disparus au cours de l’assaut. Il a en effet probablement trouvé la mort avant l’assaut. On peut lire dans le JMO que « Pendant les opérations de rassemblement, l’éclatement prématuré de grenades dans un abri où se tenait une section de la 15e compagnie blesse mortellement le sous lieutenant Duquoc, blessant et tuant un grand nombre d’hommes de la section ».

A 9h30, la 61e division d’infanterie donne l’assaut, la 1ère vague sort de la parallèle de départ; à 9h35, le 264e (dans lequel se trouve Pierre Louboutin) atteint la 1° ligne allemande; à 9h36, le 219e (où est Jacques Autret) enlève la 1e ligne ennemie, et le 262e (où est Louis Scordia) dépasse la 1° ligne ennemie.

Les combats durent toute la journée et permettent une avance de près de 2 kilomètres dans les lignes ennemies. Les deux jours suivants sont passés à organiser le terrain conquis, et le 4 juillet le régiment est relevé.

Après son décès

Le décès d’Yves Marzin est retranscrit le 21 août 1918 à la mairie de Quéménéven

Sources

Registres d’état-civil de Quéménéven (acte de décès)

Sa fiche sur la base des morts pour la France (Mémoire des Hommes)

JMO du 262e RI sur le site Mémoire des Hommes

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