Pierre Marchadour (1895-1916)

Pierre Marie Marchadour naît le 23 mai 1895 à Gorre Toulhoat, Plomodiern. Il est le fils de Guillaume et de Marie Anne Seznec.

Avant la guerre

En 1911, lors du recensement, il a 16 ans et vit chez sa mère, veuve, à Kerligonan.

Pendant la guerre

Etant de la classe 1915, il est probablement mobilisé début avril 1915 (matricule 2461 au recrutement de Quimper).

Il meurt le 24 octobre 1916 des suites de ses blessures à l’ambulance 13/16 de Moreuil Lespinoy dans la Somme. Il est alors soldat d’une compagnie hors rang du 52e RIC.

Circonstances de son décès

Fin septembre 1916, le 52e RIC  remonte en première ligne dans le secteur de Belloy-en-Santerre, dans la Somme.

« Dès Dompierre, le champ de bataille offre au regard un aspect désolé ; les réseaux de fils de fer ravagés, les trous d’obus en quantité innombrable témoignent de l’âpreté des combats du 1er juillet. Les cimetières de Dompierre sont remplis de tombes de soldats français. Le village où l’on s’est battu n’est plus qu’un amas de décombres. (…) La pluie a détrempé le terrain ; les camions ont défoncé toutes les routes. (…) C’est à l’entrée du village que l’on prend le boyau interminable qui conduit à un plateau dénudé d’abord à Belloy-en-Santerre, puis, en première ligne, en avant de ce qui fut le parc de Belloy. (…) à Assevillers commence le Ravin de la Mort où se trouvent nos batteries avancées et qui est constamment battu par le canon ennemi. » peut-on lire dans l’historique du régiment.

Après 8 jours de tranchées éprouvants, le 9 octobre 1916, le régiment reçoit l’ordre général d’opérations de la 10e division d’infanterie coloniale. Le 52e régiment d’infanterie coloniale doit attaquer le 14 octobre dans la région d’Horgny, près de Belloy-en-Santerre.

Les compagnies sont amenées à pied d’œuvre le 14 octobre dans la nuit ; deux sections formant la première vague, deux sections la seconde. L’assaut sera donné à 13 h 30 après une préparation de l’artillerie de tranchée, de campagne et lourde.

La 1ère vague, poussée par la deuxième s’empare de tranchées jusqu’au boyau d’Horgny. Le bombardement est tel qu’une poussière permanente empêche de voir à plus de quelques mètres. Les pertes sont sérieuses. Les objectifs sont largement dépassés, mais les munitions manquent ; les unités sont mélangées ; quatre avions allemands mitraillent nos lignes et dirigent le tir de l’artillerie ennemie qui se fait plus violent.

Le 33e RI qui doit appuyer la droite du 52e RIC conduit une action divergente et laisse un trou dans la ligne.

Pertes : 3 officiers tués, 6 disparus, 12 blessés – troupe : 126 tués, 78 disparus, 495 blessés.

Les jours suivants, les troupes tiennent les tranchées, les assainissent, creusent des boyaux, enlèvent les tués restés sur le champ de bataille du 14 octobre, et surtout subissent d’importants marmittages, des lâcher de bombes par avions, des bombardements de gros calibres.

Du 15 au 19 octobre, on dénombre 43 tués et 154 blessés évacués.

Pierre Marie Marchadour a certainement été blessé au cours de ces journées, et évacué sur l’ambulance 13/16 de Moreuil Lespinoy

Après son décès

Il est inhumé dans la nécropole nationale de MontDidier dans la Somme, tombe 2953.

Son décès est retranscrit le 8 février 1917 à la mairie de Quéménéven

Sources

Registres d’état-civil de Quéménéven

Sa fiche sur la base des morts pour la France (site Mémoire des Hommes)

JMO et historique du 52e RIC

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