Pierre Le Bleis (1895-1917)

Pierre Marie Le Bleis naît le 4 mars 1895 au bourg de Plonéour Lanvern. Il est le fils de Louis, cultivateur, alors âgé de 28 ans et de Marie Perrine Plouhinec, âgée de 21 ans.

Avant la guerre

Lors du recensement, il a 16 ans et n’apparaît pas sur le relevé de Quéménéven. Sur la liste des morts pour la France de Quéménéven, il est noté comme étant de Kerast.

Pendant la guerre

Etant de la classe 1915, il est sans doute mobilisé mi décembre 1914, à moins qu’il n’ait devancé l’appel (matricule 1434 au recrutement de Quimper).

Il est tué à Verdun (Meuse), le 20 août 1917 à 22 ans. Il est alors soldat au 154e régiment d’infanterie.

Circonstances de son décès (extrait de l’historique du 154e RI)

« Après une période d’entraînement au camp de Saint-Ouen, le régiment occupe du 11 au 24 juillet le secteur de Louvemont où il doit opérer un mois plus tard. Il se prépare en effet à l’adresse des Allemands un sérieux coup de boutoir. C’est à Verdun que l’affaire va se passer, sur cette terre pleine de grands souvenirs où le 154e a conquis sa première citation à l’armée et mérité par son héroïque défense son nom désormais consacré des « Caurettes ».

Encore quelques jours dans la région de Bar-le-Duc pour étudier et répéter les rôles, puis, les 18 et 19 août, les bataillons montent successivement en ligne : relève difficile, par nuit noire, avec le masque, à travers des positions bombardées par obus à gaz.
Le 20 août avant le jour, le régiment, sous le commandement du lieutenant-colonel ARDISSON, prend ses emplacements de départ au nord de Louvemont; la préparation d’artillerie a été longue et minutieuse, on attend avec une impatience fébrile le moment de bondir en avant. A 4 h.40, l’attaque s’ébranle résolue, magnifique. Un barrage roulant d’une ordonnance jusqu’alors inconnue couvre les vagues d’assaut d’un mouvant rideau d’acier ; ce qui reste des tranchées du Chevalet et de Hombourg est pris, dépassé sans arrêt. L’ennemi, surpris par la vigueur de notre avance, réagit peu ou mal et notre ligne est déjà loin quand tombe son barrage en arrière d’elle. Le fond de Navaux rempli d’abris est nettoyé, franchi en un instant, la tranchée de Monchy enlevée à son tour ; enfin les pentes de l’ouvrage de Nassau, objectif final, sont escaladées, la partie sud de l’ouvrage reste entre nos mains.

Une avance de 1.500 mètres, 371 prisonniers, le tout avait demandé quarante minutes. Le communiqué allemand consolait ses lecteurs en disant que nous n’avions pu progresser au delà de la zone des cratères, et au prix de lourdes pertes seulement ! »

Après son décès

Il est inhumé à la nécropole nationale de Fleury-devant-Douaumont (Meuse), tombe 3497

Son décès est retranscrit le 18 juin 1921 à la mairie de Plogastel-Saint-Germain

Sources

Registres d’état-civil de Quéménéven

Sa fiche sur la base des morts pour la France (site Mémoire des Hommes)

Historique du 154e RI sur le site Ancestramil

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