Louis Scordia (1882-1916)

Louis Marie Scordia naît le 20 février 1882 à Linguez, Quéménéven. Il est le 7ème des 9 enfants de Yves, cultivateur et de Marie Louise Le Page.

Avant la guerre

En 1911, au moment du recensement, il a 29 ans, est célibataire et vit à Linguez chez son père où il est cultivateur.

Pendant la guerre

Étant de la classe 1902, il est mobilisé le 5 ou 6 août dans la réserve de l’armée d’active (Matricule 2457 au recrutement de Quimper).

Il est « tué à l’ennemi » le 1er juillet 1916, à 34 ans, près de Foucaucourt-en-Santerre dans la Somme. Il est alors soldat de la 16e compagnie du 262e régiment d’infanterie de Lorient.

Circonstances de son décès

Les premiers jours de 1916 sont pour la 61e division (219e, 262e, 264e, 265e, 316e, 318e RI) une période de mouvement, au cours de laquelle les troupes exécutent de grands déplacements à pied, et qui débute d’abord par une période de manœuvres, aux environs du camp de Crévecœur, où la 61e D. I. est toute entière rassemblée (Oise, Nord de Beauvais).

Le 29 mai 1916, la 61e D. I. est appelée à relever la 3e D. I. C. dans le secteur de Foucaucourt (Somme) qui lui est assigné comme secteur d’attaque.

Le 15 juin, le 262e régiment intègre le 6e bataillon du 318e RI de Quimper, qui devient le 4e bataillon du 262e (23 officiers, 1071 hommes, 111 chevaux), dans lequel se trouvent Louis Scordia et Yves Marzin. Ce bataillon est chargé des travaux de génie dans le secteur d’attaque de la division) et doit faire 20-25 kilomètres aller-retour par jour pour se rendre aux travaux.

Le 26 juin, le 4e bataillon, avec la 13e compagnie en ligne, doit terminer la mise au point du secteur d’attaque du régiment : achèvement des abris de bombardement et construction de la parallèle de départ et des places d’armes destinées au bataillon d’assaut.

Les troupes se préparent à la grande offensive de la Somme déclenchée le 1er juillet après 8 jours de préparation d’infanterie.

1er juillet, 7h30 : « le 4e bataillon se groupe dans les parallèles de départ et les places d’armes de l’avant. Les deux compagnies d’assaut forment 4 vagues, la 2ème constituée par les nottoyeurs de tranchée » peut-on lire dans le JMO du 262e RI

A 9h30, la 61e division d’infanterie donne l’assaut, la 1ère vague sort de la parallèle de départ ; à 9h35, le 264e (dans lequel se trouve Pierre Louboutin) atteint la 1° ligne allemande; à 9h36, le 219e (où est Jacques Autret) enlève la 1e ligne ennemie, et le 262e dans lequel se trouve Louis Scordia dépasse la 1° ligne ennemie.

Les combats durent toute la journée. Pendant ces assauts, Louis Scordia, 16e compagnie, est « tué à l’ennemi ». Ces assauts permettent une avance de près de 2 kilomètres dans les lignes ennemies. Les deux jours suivants sont passés à organiser le terrain conquis, et le 4 juillet le régiment est relevé.

Après son décès

Le décès est retranscrit le 26 décembre 1916 à la mairie de Quéménéven

Sources

Registres d’état-civil de Quéménéven (acte de décès)

Sa fiche sur la base des morts pour la France (Mémoire des Hommes)

JMO du 262e RI sur le site Mémoire des Hommes

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