Guillaume Philippe (1871-1915)

Guillaume Philippe naît le 10 avril 1871 à Kervriel, Plonévez-Porzay. Il est le fils de Hervé, décèdé à la naissance de son fils, et de Anne Nédelec, domiciliée à Quéménéven avant la guerre, chez son fils aîné Hervé, cultivateur à La Garenne.

Sa fiche matricule nous apprend que Guillaume mesure 1m67, qu’il a les cheveux et les yeux bruns, un visage ovale avec un menton rond. Son niveau d’instruction correspond à l’école primaire.

Avant la guerre, un parcours mouvementé

Guillaume Philippe effectue son service militaire du 14 novembre 1892 au 25 septembre 1895, et reçoit un certificat de bonne conduite. Le 1er novembre, il passe dans la réserve de l’armée active.

En juin 1896, il vit à Plogonnec.

En 1897, il manque la convocation pour sa 1ère période et subit une punition de 4 jours de prison du 29 janvier au 1er février 1898 dans le 114ème d’infanterie.

Cette même année, il est condamné par le tribunal de Châteaulin à 15 jours de prison , sursis à l’exécution et cinq francs d’amende pour outrage à un garde-champêtre et ivresse publique.

Il accomplit une première période d’exercices dans le 118ème RI du 22 août au 12 septembre 1898.

En septembre 1898, il est vers Cholet, février 1899 vers Angers, en 1900 vers Orléans, en 1901 vers Sens.

Il accomplit une 2ème période d’exercices dans le 118ème RI du 1er au 28 octobre 1901.

En 1902, on le trouve dans la région de Versailles, où il est condamné par défaut par le tribunal de Joigny le 23 juillet 1902 à un mois de prison pour vol. En 1903 il est dans la région de Rouen.

En 1907, il ne répond pas à la convocation pour sa période d’exercices Déclaré insoumis le 28 novembre 1907 n°998. Rayé des insoumis le 28 novembre 1910. Déclaré à nouveau insoumis le 8 mars 1911.

Il est finalement arrêté à Lutz en Dunois le 17 décembre 1913 et condamné par le conseil de guerre du 4ème corps d’armée le 12 janvier 1914 à 2 mois de prison pour insoumission.

Il accomplit une période d’exercices dans le 115ème RI du 17 au 25 février 1914. Sa fiche matricule précise qu’il est alors forgeron à Plonéis.

Pendant la guerre

Mobilisé le 1er septembre 1914 (matricule 1822 au recrutement de Quimper), il passe à la 13ème compagnie du 88e régiment d’infanterie territoriale de Lorient le 7 octobre 1914.

Il meurt le 15 octobre 1915 à 44 ans à l’ambulance 1/62 de Mareuil dans la Somme des suites de ses blessures.

Circonstances de son décès

En 1915, son régiment, le 88ème RIT, prend part à tous les travaux préparatoires à l’offensive de Champagne/Somme. C’est une période très pénible pour la troupe, les travaux étant faits surtout la nuit, souvent sur des terrains battus par le feu de l’artillerie et des mitrailleuses ennemies.

Les 1ers et 2ème bataillon, sont en Champagne, et les 3ème et 4ème bataillons dans la Somme, Guillaume Philippe avec eux.

Malheureusement, le JMO de ces deux bataillons manque pour la période d’août 1915 à février 1916. On ne sait donc pas dans quelles circonstances Guillaume Philippe est blessé et porté à l’ambulance.

Le JMO des 1er et 2ème bataillons, en Champagne,  permet de se faire une idée des activités des troupes territoriales.

Pendant la période active de l’attaque, qui se déclenche le 25 septembre 1915, les compagnies  des 1er et 2ème bataillons du 88e RIT sont affectées à des régiments coloniaux dont elles assurent le ravitaillement en munitions, en matériel et en vivres. Celles non employées à ce service assurent la garde des anciennes premières lignes. Dans les jours qui suivent l’enlèvement des lignes allemandes, du 25 septembre au 10 octobre, plusieurs compagnies sont affectées au travail pénible de l’enlèvement des morts, la nuit et, ensuite, à l’organisation des ouvrages fermés. Ces travaux s’exécutent sous le feu de l’artillerie ennemie qui couvre incessamment le terrain de ses projectiles.

Après son décès

Guillaume Philippe est inhumé dans la nécropole nationale de Montdidier, Somme, tombe 2753.

Son décès est retranscrit le 7 avril 1916 à la mairie de Quéménéven où vivaient sa mère et son frère aîné.

Sources

Registres d’état-civil de Quéménéven

Sa fiche sur la base des morts pour la France (site Mémoire des Hommes)

Sa fiche matricule accessible sur le site des archives du Finistère (classe 1891, matricule 1822)

JMO du 88e RIT sur le site Mémoire des Hommes

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