Guillaume Le Guillou (1884-1914)

Guillaume Le Guillou naît le 13 juin 1884 au Gourvic en Quéménéven. Il est le quatrième enfant de Guillaume, cultivateur alors âgé de 44 ans et de Marie Corentine Le Lay, âgée de 42 ans.

Avant la guerre

Lors du recensement de 1911, il n’apparaît pas sur les relevés de la commune. Son acte de décès précise que son dernier domicile est à Quéménéven, qu’il était terrassier et célibataire.

Pendant la guerre

De la classe 1904, il est mobilisé le 5 août au 318e régiment d’infanterie de réserve de Quimper (matricule 3082 au recrutement de Quimper). Créé le 2 août 1914, ce régiment presque uniquement composé d’éléments recrutés dans le sud Finistère, a été dissous le 15 juin 1916, à Vauvillers (Somme).

Le 318 RI quitte Quimper le 5 août 1914 pour Paris, gare des Batignolles. Il est ensuite dirigé sur Sevran-Livry et Frainville. Le régiment fait partie, avec le 219e RI de Brest, de la 122e brigade de la 61e division d’infanterie, affectée à la réserve générale du camp retranché de Paris.

Sous la pression allemande, l’armée de Paris est appelée en renfort, et le 25 août 1914, la 61e DI quitte la région parisienne pour le secteur d’Arras, où elle reçoit le baptême du feu dans les combats de Sailly-Saillisel et Bapaume le 27 août.

C’est ici que Guillaume Le Guillou disparaît au combat le 27 août 1914.

Circonstances de son décès

Voici ce que l’on peut lire dans l’historique du 318e RI

« Pendant que le 5e bataillon livrait le combat de Beugny, l’État-major du régiment et le 6e bataillon, éléments de la colonne de brigade, marchaient par le Transloy, sur Sailly-Saillisel, pour y cantonner.

En arrivant à ce village qu’elle ne savait pas occupé, la 122e brigade est subitement accueillie par des feux violents partant du village et de tranchées bien dissimulées à la lisière.

« Baïonnette au canon, en avant », ordonne le général. Tentative héroïque, sacrifice inutile. Les régiments se déploient et se jettent à l’assaut de la position. La surprise est complète. L’artillerie ennemie ouvre le feu avant que nos batteries aient pu prendre position ; les mitrailleuses tirent sur nos unités en voie de déploiement ; les compagnies tourbillonnent dans la fournaise, puis sont rejetées brutalement en arrière avec de grosses pertes.

Le 6e bataillon déployé par le colonel, se cramponne au terrain, ralliant les éléments épars des autres régiments. Le colonel BOBLET, le commandant de BUFFEVENT, le capitaine GEORGEON, les lieutenants CEVAËR et MOREAU sont tués ou blessés. Le gros du bataillon se replie sur le Transloy, dans la direction de Bapaume. (…) Les pertes du 6e bataillon sont très élevées. Il a perdu en outre presque tous ses équipements et ses ustensiles de campement.

Après son décès

Son décès est retranscrit le 24 octobre 1923 à la mairie de Quéménéven

Sources

Registres d’état-civil de Quéménéven

Fiche de Guillaume Le Guillou dans la base des morts pour la France (site Mémoire des Hommes) :

Historique du 318e RI sur le site Mémoire des Hommes

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