Les commémorations

Il y a 100 ans débutait la bataille de Verdun

environs de Vaux en février 1916

BDIC: environs de Vaux en février 1916. Éclatements d’obus (VAL 198/060)

Le 21 février débutait l’offensive allemande sur le secteur de Verdun. Personne ne se doutait alors que cette bataille allait à ce point marquer les mémoires.

Quatre soldats de Quéménéven ont laissé la vie dans le secteur de Verdun. On pourrait presque dire « seulement » quatre soldats. Pourtant c’est la bataille de Verdun qui reste ancrée dans nos mémoires alors que 12 soldats avaient été tués fin août 1914 pendant la bataille des frontières et la retraite, que 7 autres ont été tués fin septembre 1915 dans la seconde bataille de Champagne, et que 8 seront tués pendant la bataille de la Somme de juillet à octobre 1916…

Le 28 avril 1916, Thomas Quéffelec (116e RI) décède à l’ambulance de Baleicourt. Il avait été grièvement blessé entre le 17 et le 21 avril sous les bombardements violents et incessants du secteur de Thiaumont.

Le 23 juin 1916, Jean Louis Gouriten (65e RI) est porté disparu lors de la prise du fort de Thiaumont, sous les bombardements violents qui précèdent l’assaut allemand.

Le 3 novembre 1916, Yves Le Baut (118e RI) disparaît lors de la reprise du fort de Vaux sous les bombardements de l’artillerie allemande.

Le 13 décembre 1916, Yves Trellu (4e RI) décède à l’ambulance de Landrécourt. Dans le calme de la nuit du 5 au 6 décembre, fort imprudemment il regarda par-dessus le parapet de la tranchée qu’il tenait avec ses hommes. La balle qui l’atteignit la gorge lui sera finalement fatale. C’est ce que l’on apprend dans le journal Le Citoyen sous la plume du directeur de l’école de Briec, où Yves était instituteur.

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Rechercher les soldats d’une commune morts pour la France : croiser les sources

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Quéménéven n’échappe pas à la règle. Les soldats à qui la mention « Mort pour la France » a été octroyée n’ont pas tous été inscrits sur les deux monuments aux morts de la commune. Et les recherches dans la base des Morts pour la France du site Mémoire des Hommes ne suffisent pas pour tenter d’être exhaustif.

L’examen des registres de décès de la mairie avait permis de repérer 5 soldats « Morts pour la France » dont le nom n’a pas été reporté sur le monument aux morts (voir article sur les monuments aux morts). Récemment le Livre d’or des Morts pour la France mis en ligne par les Archives Nationales a permis d’en identifier un autre.

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La trêve de Noël 1914

noel1914« tant qu’on sera ici on ne craint pas les balles ni les obus comme on faisait à Vienne-le-Chateau, où on travaillait dans les mines à 3 ou 4 mètres des tranchées boches, on les entendait parler et chanter dans leurs tranchées surtout le jour de Noël ils chantaient comme des fous ils devaient être tous sou ce jour-là, ils n’ont pas tiré un coup de fusil ni de notre côté non plus. » extrait d’une lettre écrite à son épouse en janvier 1915 par Jean Gourtay, forgeron à la gare de Quéménéven, soldat au 11e bataillon territorial du génie.

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Journée du Finistère – 10 octobre 1915

Coll. G. Dehem

Coll. G. Dehem

En octobre 1915, le préfet du Finistère organise une «Journée du Finistère» destinée à recueillir des fonds pour les soldats mobilisés, tuberculeux ou prisonniers.

31 des 83 morts pour la France de Quéménéven sont déjà tombés au combat.

L’affiche destinée à promouvoir la collecte qui aura lieu le 10 octobre 1915, porte deux textes patriotiques, l’un en breton de Frédéric Le Guyader, l’autre en français de Auguste Dupouy, témoignant que si l’on défend la France on est aussi Breton.
À cette occasion, un petit ouvrage réunissant des poèmes et des dessins de différents auteurs, comme Charles Le Goffic, Théodore Botrel, Frédéric Le Guyader est proposé à la vente.

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Les monuments aux morts de Quéménéven

mmkergoatAvez-vous déjà remarqué les monuments aux morts de Quéménéven ? Oui, vous avez bien lu « les » monuments aux morts car Quéménéven en compte deux. Savez-vous où ils se trouvent dans la commune ? Avez-vous déjà pris quelques minutes pour lire les noms qui y sont gravés ? Pensez-vous qu’ils commémorent chacun une guerre (la première sur l’un, la seconde sur l’autre) ou bien qu’ils honorent les morts de différents quartiers ?

Plus de 36 000 monuments aux morts furent érigés en France entre 1918 et 1926, généralement un dans chaque commune sous la pression des anciens combattants et des familles, et bien qu’il n’y ait pas eu obligation pour les communes de construire un monument commémoratif. Le monument aux morts devint le lieu de rassemblement, de recueillement autour des 1 400 000 morts du seul côté français, dont près de la moitié ne purent bénéficier d’une sépulture parmi lesquels 350 000 disparus «pulvérisés sur le champ de bataille», comme l’écrit l’historien Jean-Yves Le Naour.

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