La guerre

Il y a 100 ans débutait la bataille de la Somme

Somme. Un coin du champ de bataille : groupe de signaleurs - BDIC - VAL 459/120

Somme. Un coin du champ de bataille : groupe de signaleurs – BDIC – VAL 459/120

Pour l’année 1916, la bataille de Verdun, symbole de l’opiniâtreté et de la résistance du Poilu français, a largement supplanté dans la mémoire collective française celle de la Somme. Pourtant, si elle fut particulièrement meurtrière pour les Britanniques et les Allemands et mit plus d’un million d’hommes hors de combat, elle engagea plus d’un million de soldats français du 1er juillet au 20 novembre 1916, dont 200 000 perdirent la vie ou furent blessés. À Quéménéven, ils sont huit soldats à avoir laissé leur vie sur les champs de bataille de la Somme en cette année 1916.

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Il y a 100 ans débutait la bataille de Verdun

environs de Vaux en février 1916

BDIC: environs de Vaux en février 1916. Éclatements d’obus (VAL 198/060)

Le 21 février débutait l’offensive allemande sur le secteur de Verdun. Personne ne se doutait alors que cette bataille allait à ce point marquer les mémoires.

Quatre soldats de Quéménéven ont laissé la vie dans le secteur de Verdun. On pourrait presque dire « seulement » quatre soldats. Pourtant c’est la bataille de Verdun qui reste ancrée dans nos mémoires alors que 12 soldats avaient été tués fin août 1914 pendant la bataille des frontières et la retraite, que 7 autres ont été tués fin septembre 1915 dans la seconde bataille de Champagne, et que 8 seront tués pendant la bataille de la Somme de juillet à octobre 1916…

Le 28 avril 1916, Thomas Quéffelec (116e RI) décède à l’ambulance de Baleicourt. Il avait été grièvement blessé entre le 17 et le 21 avril sous les bombardements violents et incessants du secteur de Thiaumont.

Le 23 juin 1916, Jean Louis Gouriten (65e RI) est porté disparu lors de la prise du fort de Thiaumont, sous les bombardements violents qui précèdent l’assaut allemand.

Le 3 novembre 1916, Yves Le Baut (118e RI) disparaît lors de la reprise du fort de Vaux sous les bombardements de l’artillerie allemande.

Le 13 décembre 1916, Yves Trellu (4e RI) décède à l’ambulance de Landrécourt. Dans le calme de la nuit du 5 au 6 décembre, fort imprudemment il regarda par-dessus le parapet de la tranchée qu’il tenait avec ses hommes. La balle qui l’atteignit la gorge lui sera finalement fatale. C’est ce que l’on apprend dans le journal Le Citoyen sous la plume du directeur de l’école de Briec, où Yves était instituteur.

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La trêve de Noël 1914

noel1914« tant qu’on sera ici on ne craint pas les balles ni les obus comme on faisait à Vienne-le-Chateau, où on travaillait dans les mines à 3 ou 4 mètres des tranchées boches, on les entendait parler et chanter dans leurs tranchées surtout le jour de Noël ils chantaient comme des fous ils devaient être tous sou ce jour-là, ils n’ont pas tiré un coup de fusil ni de notre côté non plus. » extrait d’une lettre écrite à son épouse en janvier 1915 par Jean Gourtay, forgeron à la gare de Quéménéven, soldat au 11e bataillon territorial du génie.

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L’après-guerre

Soissons détruite. Source wikimedia commons

Des lendemains de l’armistice jusqu’en mars 1921, cinq millions d’hommes rentrent dans leurs foyers de façon échelonnée, tout en restant soumis à une éventuelle reprise du service. Les classes 1912 et 1913 sont démobilisées à l’été 1919 tandis que les dernières classes mobilisées ne le seront qu’en 1920 et 1921.

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1918 – le dénouement

Des soldats canadiens célèbrent leur victoire à Vimy, vers 1918 – Archives publiques de l’Ontario

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1917 – L’épuisement

BDIC – Un de la territoriale, 1920. Gaston Lavy. Tome 3, page 36.

Après deux ans et demi de guerre, de trop nombreux assauts meurtriers pour quelques centaines de mètres gagnées puis reprises, de trop nombreux morts, de trop nombreux blessés, les troupes s’épuisent. Année décisive pourtant avec l’entrée en guerre des Etats-Unis.

Douze soldats de Quéménéven trouvent la mort en 1917

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1916 – La guerre totale

Près de Douaumont, déc. 1916 (source Hérodote)

« Ma place était dans le poste d’écoute, le plus près des Boches, car il leur est difficile de le toucher sans démolir leurs propres postes. De là-haut je dominais tout le champ, le spectacle quoique triste était beau. J’entendais le départ des minens, je les voyais en l’air et au moment où ils tombaient je m’enfonçais dans mon poste. Je t’assure qu’ils s’écrasent bien. Toute la cote en est remuée, les cailloux, les planches (je ne dis pas les arbres car il n’y en a plus de trace) volaient en l’air. De notre côté les bombes à ailettes de 100 kg partaient par 3,4 et allaient secouer les côtes à Fritz. Les nôtres valent bien les leurs (…) » Yves Trellu, 21 juillet 1916, extrait d’une lettre à son frère François.

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1915 – L’enlisement

Source « Tahure, village détruit » CNDP de Reims

Quelques mois après le début d’une guerre qui se voulait fulgurante, le front s’est enlisé. Des Flandres aux Vosges, l’armée allemande s’est enterrée dans tout un réseau de tranchées défensives, très organisées et fortement armées. D’offensives ponctuelles en contre-offensives, la guerre de position inflige aux deux armées des pertes considérables et mine le moral des troupes.

Ci-dessous quelques évènements marquants de l’année 1915.

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1914 – Le Choc

Coll. Y Le Grand

Coll. Y Le Grand

Le 1er août 1914, les clochers des églises sonnent le tocsin annonçant la mobilisation générale – la France est en guerre contre l’Allemagne. Du 2 au 18 août 1914, la France mobilise plus de 3 millions d’hommes, âgés de 21 à 41 ans.

A Quéménéven, ils sont près de 280 à partir en ce début d’août.

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Le front des Balkans, septembre-octobre 1918

 Depuis le printemps 1918, le front des Balkans est tenu, côté bulgare, essentiellement par l’armée bulgare, appuyée par quelques unités autrichiennes et allemandes, mais en situation d’infériorité numérique face à une armée d’Orient composée de troupes françaises, anglaises, grecques et serbes, soit 650 00 hommes.
À partir de l’été 1918, l’état-major de l’armée de Salonique propose une offensive contre les lignes bulgares. Après l’accord des gouvernements britannique et italien, réticents, le 15 septembre 1918, l’armée d’Orient passe à l’offensive dans deux directions :
— l’action principale au centre (forces serbes et françaises) en direction de Belgrade, par Usküb (aujourd’hui Skopje) pour couper en deux les armées bulgares,
— et une action secondaire (forces britanniques et grecques) à l’est vers la Bulgarie en direction de la vallée du Vardar et du lac Doiran.

C’est dans cette offensive que se trouve engagée la 22ème brigade d’infanterie coloniale, composée du 42e régiment d’infanterie coloniale, dans lequel sert Joseph L’Helgoualc’h, et du 44e RIC dans lequel se trouve Pierre Cornic.

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