1916 – La guerre totale

Près de Douaumont, déc. 1916 (source Hérodote)

« Ma place était dans le poste d’écoute, le plus près des Boches, car il leur est difficile de le toucher sans démolir leurs propres postes. De là-haut je dominais tout le champ, le spectacle quoique triste était beau. J’entendais le départ des minens, je les voyais en l’air et au moment où ils tombaient je m’enfonçais dans mon poste. Je t’assure qu’ils s’écrasent bien. Toute la cote en est remuée, les cailloux, les planches (je ne dis pas les arbres car il n’y en a plus de trace) volaient en l’air. De notre côté les bombes à ailettes de 100 kg partaient par 3,4 et allaient secouer les côtes à Fritz. Les nôtres valent bien les leurs (…) » Yves Trellu, 21 juillet 1916, extrait d’une lettre à son frère François.

Bataille de Verdun (février – décembre 1916)

Une tranchée française en 1916 (source Wikimedia)

Le 21 février 1916, les Allemands lancent une grande offensive sur un secteur calme du front, Verdun. Un million d’obus sont tirés par les Allemands ce 21 février. Les Français résistent plusieurs mois. Les pertes sont énormes. Les forts de Douaumont et de Vaux sont perdus puis repris. En décembre, les Allemands sont finalement repoussés. Pour une avancée dérisoire, la bataille de Verdun aura coûté la vie à plus de 300 000 hommes, alliés et allemands.

4 soldats de Quéménéven trouvent la mort dans le secteur de Verdun.

Bataille de la Somme (juillet – novembre 1916)

Artillerie lourde britannique en action dans la Somme (source wikimedia)

Le 1er juillet, les alliés lancent une gigantesque offensive dans la Somme. Malgré une intense préparation d’artillerie, les défenses ennemies sont opérationnelles. Ce sera la bataille la plus meurtrière de la 1ère guerre mondiale, surtout pour les Britanniques et les Allemands, qui perdent chacun près de 500 000 hommes. L’avancée est ici aussi dérisoire : un recul d’une cinquantaine de kilomètres des lignes allemandes.

8 soldats de Quéménéven sont tués pendant la bataille de la Somme.

La guerre sous-marine

Lorsque la guerre éclate, l’Allemagne compte 28 sous-marins (u-boot). A la fin du conflit, 380 U-boot auront été utilisés pour lutter contre le blocus maritime imposé par les alliés et détruire les navires de guerre ou de commerce. A noter que 560 marins bretons sont morts à bord de bateaux coulés par des sous-marins allemands. Parmi eux, 1 marin de Quéménéven a péri dans le naufrage du Croiseur Cuirassé Amiral Charner au large de la Syrie le 8 février 1916, coulé par le sous-marin U-21.

Les U52 et U35 en surface dans la Méditerranée en 1916 (source wikimedia)

L’apparition des tanks

Char britannique Mark I pendant la bataille de la Somme (source wikimedia)

 

Le Mark I, char de combat de conception britannique est utilisé pour la première fois dans la Somme, le 15 septembre 1916.

« Le Tank D1 arrive seul à hauteur des tranchées allemandes (les 2 autres chars qui devaient l’accompagner étant tombés en panne) et sème la terreur chez l’ennemi avant d’être mis hors de combat par l’artillerie. »


Les soldats de Quéménéven disparus en 1916

(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

1916

 

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